Depuis le 1er janvier 2025, l'IRSN et l’ASN sont réunis pour devenir l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Autorité administrative indépendante, l’ASNR assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles et de radioprotection en France. Elle remplit des missions de recherche, d'expertise, de formation et d’information des publics dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Elle est créée par la loi du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.
Depuis le 1er janvier 2025, l'IRSN et l’ASN sont réunis pour devenir l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). Autorité administrative indépendante, l’ASNR assure, au nom de l’État, le contrôle des activités nucléaires civiles et de radioprotection en France. Elle remplit des missions de recherche, d'expertise, de formation et d’information des publics dans les domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Elle est créée par la loi du 21 mai 2024 relative à l'organisation de la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.
Repères, le webmagazine scientifique de l’ASNR poursuit ses publications pour décrypter les risques radiologiques en santé, sûreté et environnement. Repères partage les résultats d’études, d’expertises et des recherches menées par plus de 2 000 collaborateurs au service de la population et de l’environnement.
Les astronautes élèveront-ils bientôt des poissons sur la Lune ? C’est l’enjeu du programme Lunar Hatch (éclosion lunaire), porté par l’Ifremer1 et auquel participe l’IRSN – devenu aujourd’hui l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
Les astronautes élèveront-ils bientôt des poissons sur la Lune ? C’est l’enjeu du programme Lunar Hatch (éclosion lunaire). Il est porté par l’Ifremer1 et auquel participe le laboratoire de micro-irradiation, de métrologie et de dosimétrie neutrons de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). L’objectif est d’étudier la faisabilité de l'envoi d’embryons de poissons d’aquaculture sur la Lune et de leur élevage en vue de nourrir les résidents d’une future base lunaire. Après avoir montré la capacité des œufs de bar à résister aux conditions de décollage et d’apesanteur d’un voyage spatial, six scientifiques des deux entités étudient ensemble l’effet des rayonnements cosmiques. L’irradiation des œufs de bar et les recherches sur les effets radio-induits impliquant des dommages sur l’ADN sont effectuées par l’ASNR. Les travaux sur les anomalies de développement sont menés conjointement par les deux entités sur les embryons. D’abord exposés à des neutrons (installation Amande2), ceux-ci n’ont pas été affectés. Les analyses de leur exposition à des protons produits par le microfaisceau Mircom3 sont en cours. L’étape suivante consistera à envoyer des embryons de poisson dans l’ISS4 afin d’examiner leur résistance dans des conditions réelles. Ces recherches apportent des connaissances nouvelles sur les effets biologiques des neutrons et des protons.
1. Ifremer : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer 2. Amande est un accélérateur de particules implanté sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône). C’est un outil d’études et de recherches en dosimétrie des neutrons. 3. Mircom, pour Microfaisceau d’ions dédiés à la radiobiologie des communications intra- et intercellulaire est une plateforme d’irradiation équipée d’un microfaisceau d’ions capable de cibler, avec une précision micrométrique, des éléments cellulaires ou subcellulaires. C’est un outil utilisé par les chercheurs de l’Institut pour leurs recherches en radiobiologie. 4. La Station spatiale internationale est abrégée ISS, d’après le nom anglais : International Space Station.
Contact
Christelle ADAM-GUILLERMIN chercheuse en radiobiologie au Laboratoire de micro-irradiation, de métrologie et de dosimétrie neutrons (LMDN) 04 42 19 94 01 christelle.adam-guillermin@asnr.fr
Radiologie conventionnelle et interventionnelle, scanographie, médecine nucléaire : dans tous ces domaines les doses délivrées aux patients adultes se situent en deçà des Niveaux de référence diagnostiques (NRD). C’est l’une des avancées notables en radioprotection patients permise par la mise en place de ces NRD. En 2024, ils fêtent leurs vingt années d’existence.
Radiologie conventionnelle et interventionnelle, scanographie, médecine nucléaire : dans tous ces domaines les doses délivrées aux patients adultes se situent en deçà des Niveaux de référence diagnostiques (NRD). C’est l’une des avancées notables en radioprotection patients permise par la mise en place de ces NRD. En 2024, ils fêtent leurs vingt années d’existence.
Ces niveaux constituent des « valeurs repères » qui guident les praticiens dans l’optimisation de l’exposition.
Autre progrès : le taux de participation des services d’imagerie. Il augmente de façon continue depuis leur création en 2004 pour atteindre près de 90 % en médecine nucléaire et scanographie et 50 % en radiologie conventionnelle.
Cette bonne transmission est indispensable pour que le l’amélioration des pratiques progresse. Un nombre important de données est primordial pour que les experts de l’Institut établissent des statistiques solides et proposent des mises à jour de ces niveaux en adéquation avec les technologies et les pratiques les plus récentes.
La mobilisation de tous
En 2023, plus de 8 000 évaluations sont adressées à l’Unité d’expertise médicale de l’Institut.
Pour le professeur Hubert Ducou le Pointe, Chef du service de radiopédiatrie à Hôpital Armand-Trousseau à Paris, « Le recueil et la transmission des NRD demandent la mobilisation de tous les acteurs : manipulateurs, physiciens médicaux, radiologues. Ces niveaux favorisent l’optimisation des pratiques. L’ajout des Valeurs guides diagnostiques1 les fera encore progresser », précise-t-il. Pour lui, la généralisation des DACS2, pour système d’archivage et de communication de la dose (Dose Archiving and Communication System) devrait permettre d’atteindre l’exhaustivité du recueil des données ainsi que la publication de NRD par indication clinique.
En 2004 parait le premier arrêté relatif aux NRD en radiologie et en médecine nucléaire en France pour les actes d'imagerie présentant un enjeu de radioprotection pour les patients. Il met en application les recommandations de la publication 73 la CIPR parue en 1996 où le principe des NRD est précisé pour la première fois.
Grâce à deux révisions de cet arrêté en 2011 et 2019, de nouveaux types d’examens sont intégrés afin de prendre en compte les évolutions technologiques et des pratiques. C’est le cas en 2019 pour la radiologie interventionnelle et l’imagerie scanographique en médecine nucléaire.
1. La Valeur guide diagnostique ou VGD est une « valeur repère » complémentaire et inférieure aux NRD. Il s’agit de la médiane des données dosimétriques transmises à l’IRSN. C’est un outil supplémentaire permettant une démarche d’optimisation renforcée
2. Les DACS sont un outil informatique employé pour collecter et analyser les doses délivrées lors des examens d’imagerie.
Mammographie et tomosynthèse
Les mises à jour sont réalisées à partir des propositions de l’IRSN émises dans ses bilans publiés tous les 3 ans. Elles découlent de l’analyse des données dosimétriques transmises par les professionnels et des résultats d’enquêtes spécifiques réalisées auprès des professionnels de santé, et avec l’aide des sociétés savantes médicales.
Dernière avancée en date : un futur arrêté permettra d’intégrer un NRD pour la tomosynthèse mammaire, examen réalisé de plus en plus fréquemment dans le cadre du dépistage du cancer du sein. Là encore, l’implication des professionnels dans la collecte de données pour proposer ce nouveau NRD est primordiale.
Niveaux de référence diagnostiques : la participation des services d'imagerie