Les premiers poissons sur la Lune ? L’aquaculture spatiale avec le programme Lunar Hatch

Introduction
Les astronautes élèveront-ils bientôt des poissons sur la Lune ? C’est l’enjeu du programme Lunar Hatch (éclosion lunaire), porté par l’Ifremer1 et auquel participe l’IRSN – devenu aujourd’hui l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR).
Afin que les astronautes puissent un jour vivre et se nourrir en autonomie sur la Lune, l’Ifremer collabore avec l’IRSN. L’objet de leurs recherches ? Étudier l’effet des rayonnements cosmiques sur des œufs de bar (ici en photo).   - © Ifremer (2019). Œufs de poissons. Ifremer. https://image.ifremer.fr/data/00707/81913/

Les astronautes élèveront-ils bientôt des poissons sur la Lune ? C’est l’enjeu du programme Lunar Hatch (éclosion lunaire). Il est porté par l’Ifremer1 et auquel participe le laboratoire de micro-irradiation, de métrologie et de dosimétrie neutrons de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR). L’objectif est d’étudier la faisabilité de l'envoi d’embryons de poissons d’aquaculture sur la Lune et de leur élevage en vue de nourrir les résidents d’une future base lunaire. Après avoir montré la capacité des œufs de bar à résister aux conditions de décollage et d’apesanteur d’un voyage spatial, six scientifiques des deux entités étudient ensemble l’effet des rayonnements cosmiques. L’irradiation des œufs de bar et les recherches sur les effets radio-induits impliquant des dommages sur l’ADN sont effectuées par l’ASNR. Les travaux sur les anomalies de développement sont menés conjointement par les deux entités sur les embryons. D’abord exposés à des neutrons (installation Amande2), ceux-ci n’ont pas été affectés. Les analyses de leur exposition à des protons produits par le microfaisceau Mircom3 sont en cours. L’étape suivante consistera à envoyer des embryons de poisson dans l’ISS4 afin d’examiner leur résistance dans des conditions réelles. Ces recherches apportent des connaissances nouvelles sur les effets biologiques des neutrons et des protons.

1. Ifremer : Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer
2. Amande est un accélérateur de particules implanté sur le site de Cadarache (Bouches-du-Rhône). C’est un outil d’études et de recherches en dosimétrie des neutrons.
3. Mircom, pour Microfaisceau d’ions dédiés à la radiobiologie des communications intra- et intercellulaire est une plateforme d’irradiation équipée d’un microfaisceau d’ions capable de cibler, avec une précision micrométrique, des éléments cellulaires ou subcellulaires. C’est un outil utilisé par les chercheurs de l’Institut pour leurs recherches en radiobiologie.
4. La Station spatiale internationale est abrégée ISS, d’après le nom anglais : International Space Station.

Contact

Christelle ADAM-GUILLERMIN
chercheuse en radiobiologie au Laboratoire de micro-irradiation, de métrologie et de dosimétrie neutrons (LMDN)
04 42 19 94 01
christelle.adam-guillermin@asnr.fr

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Thème

Plateforme de recherche : une journée consacrée aux technologies avancées

Introduction
Sensibilité quantique et simplicité d’utilisation pour des capteurs révolutionnant la détection de défauts microscopiques, fleurs connectées déployées dans l’environnement … deux exemples d’aventures scientifiques et technologiques présentées lors d’une « Journée des plateformes scientifiques de l'IRSN » (JPSI). Organisée chaque année par l’Institut, cette 5e édition est consacrée aux technologies avancées au service des plateformes de R&D.
Lors de la JPSI 2024, le projet Beeconect utilisant des fleurs connectées pour suivre la santé des pollinisateurs est présentée lors d’une conférence

Sensibilité quantique et simplicité d’utilisation pour des capteurs révolutionnant la détection de défauts microscopiques, fleurs connectées déployées dans l’environnement … deux exemples d’aventures scientifiques et technologiques présentées lors d’une « Journée des plateformes scientifiques de l'IRSN » (JPSI). Organisée chaque année par l’Institut, cette 5e édition est consacrée aux technologies avancées au service des plateformes de R&D. 
Elle s’adresse aux acteurs de l'innovation technologique, chercheurs, industriels, étudiants et autres professionnels du secteur. Les conférences traitent de sujets variés : utilisation de fibres optiques pour le suivi du vieillissement du béton, l’intelligence artificielle pour détecter des aberrations chromosomiques… Pour les participants, c’est l’occasion d’échanger avec les acteurs scientifiques et industriels qui accompagnent cette transformation de la recherche et de nouer des collaborations.  
Les instruments innovants et les capteurs de pointe - capturant avec une précision inédite les phénomènes naturels - sont des acteurs essentiels pour la recherche, Cette transformation est également impulsée par l'analyse d'images, de signaux et l'intelligence artificielle. L'association de ces technologies redéfinit la collecte et l'interprétation des données. De nouvelles plateformes voient ainsi le jour, transformant les laboratoires et facilitant l'exploration scientifique. Elles ouvrent la voie à de nouvelles découvertes. 
La JPSI 2024 se tient le mardi 5 novembre, en distanciel et en présentiel à l’Espace Van Gogh à Paris (75012). 

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